jeudi 23 février 2012

Quelles aides communales face à la précarité énergétique ?

S’il en était besoin, le récent épisode de grand froid a ramené sur le devant de la scène la question de la précarité énergétique, qui pourrait concerner de plus en plus de ménages, avec l’augmentation continue du coût des énergies. Notre commune et ses habitants n’échappent pas à ce contexte, tant pour ce qui concerne le chauffage des logements que pour les déplacements quotidiens du domicile jusqu’au lieu de travail.
L’étude de thermographie aérienne, réalisée en 2011, constitue un diagnostic utile à la mise en œuvre d’une politique communale, qui viserait d’abord à améliorer les performances énergétiques de l’habitat ancien. La réunion organisée le 14 octobre fut un échec dans la mesure où aucune perspective préalable n’avait été clairement tracée à ce sujet. Lors des vœux, il a été annoncé des aides communales, mais sans précision. Au nom de la compétence générale dévolue aux communes, nous souscrivons à cette idée et nous plaidons pour la définition d’un dispositif cohérent, suivant une ligne directrice claire, ciblé et adapté aux possibilités financières de la commune. Mais nous regrettons qu’à ce jour aucune commission ou aucun groupe de travail n’ait été saisi(e) de cette question, afin de nous permettre d’apporter notre contribution à ce projet.
Pour l’heure, nous proposons d’envisager l’inscription de l’initiative communale dans le programme « Habiter mieux », lancé par l’Agence nationale de l’habitat, qui a instauré un fonds national d’aide à la rénovation thermique des logements privés. Ce pourrait être l’amorce de la mise en place d’une politique générale, qui doit éviter le saupoudrage des aides et répondre aux besoins effectifs de la population, ceux d’aujourd’hui comme ceux de demain.

HISTOIRE de MONTMERLE depuis 1945

La situation commerciale en 1950

On peut se rendre compte, en regardant le tissu commercial de cette époque, combien les temps ont changé.
Le premier supermarché de Villefranche doit dater des années 60, en pleine rue Nationale, il était le prélude à la disparition des petits commerces dans les villages.
En 1950, Montmerle comptait 65 commerces établis sur la place de l’Eglise et les rues adjacentes.
Tout ce qui était nécessaire était représenté.
Mais surtout étaient présentes 6 épiceries, 3 laiteries épiceries et 2 drogueries dont une avec, elle aussi, un rayon épicerie. Tous ces magasins étaient tenus par des hommes ou des femmes appelés familièrement « Père ou Mère ». Tout le monde se connaissait bien.
On trouvait aussi des cordonniers ressemeleurs, des tailleurs, de la mercerie, des tissus, 3 marchands de vaisselle, un électricien, 4 coiffeurs, un quincaillier, 2 marchands de vélos, des nouveautés, et même un petit magasin de farces et attrapes dit du « Père Okey » où l’on achetait des pétards craquettes en abondance.
Montmerle avait aussi la chance d’avoir 3 garages avec essence, qui était débitée par des pompes à main, avec deux bocaux délivrant chacun 5 litres d’un coup, il fallait être patient et surtout solide pour le pompiste.

Quelques vieux métiers disparus étaient aussi exercés par de véritables artistes :
Monsieur CHAUVILLE était charron et carrossait les camionnettes à la place de la Cure actuelle, plus haut dans la rue de St TRIVIER, Monsieur MARION était tailleur de pierres, notamment pour le cimetière. A coté la famille CHANRION réparait ou confectionnait tous les matelas.
Place de la Liberté, Monsieur MAZILLER, successeur de Monsieur PAUTET, était bourrelier. Pour tout le monde c’était Léon. Louis SAVENIER était maréchal ferrand à la place de la Pizzeria et ferrait ses chevaux dans la rue de Lyon, sans crainte d’être dérangé par le peu de voitures passantes. Les familles DUBOST et CIVELLI étaient menuisiers et ébénistes.
La famille CHAVENT affinait les fromages dans des caves, rue des Minimes, et les distribuait dans toute la région comme la famille DIENNET la charcuterie. La famille GIRARDOT, en plus de la quincaillerie, fabriquait du grillage mécanique. Tous étaient source d’emplois.
Enfin le village possédait un rebouteux qui, non sans douleur, vous remettait les os en place avec un certain talent.
Tout cela a disparu dans la nostalgie, car c’était une époque où les bruits de la rue étaient ceux des métiers et non de la circulation, où les gens faisaient toutes leurs courses en se rencontrant et en parlant des petits problèmes, de la pluie et du beau temps.

A suivre…

jeudi 16 février 2012

HISTOIRE de MONTMERLE depuis 1945




LES ANNEES 40/50

A la mort rapide du Docteur Henri BERGER(photo), le conseil municipal a élu Monsieur jean PAUTET qui exerçait le métier de bourrelier sur la place de la Liberté, à l’angle de la rue Saget.
Monsieur PAUTET, pour des convenances personnelles, ne resta que le temps de voir la restauration et l’inauguration du pont, c'est-à-dire d’avril 1946 à Novembre 1947.
C’est monsieur Louis LABBE (photo) ancien combattant, ( Lieutenant d’artillerie pendant la grande guerre) et retraité de son entreprise de fabrique de chaises et du commerce de bois, qui devint Maire à sa place et ce pendant les 10 années suivantes.












Nombreux étaient les artisans fabricants de chaises chez qui les employés hommes alternaient les travaux de la vigne en saison et le tournage du bois en hiver. Les employées femmes, en général à la maison, effectuaient le paillage ou le rempaillage. Avant la deuxième guerre mondiale, on comptait pas moins de 30 entreprises. L’activité cessa avec l’arrivée de la fabrication industrielle du mobilier.

En 1950 une vue aérienne montrait le village constitué des rues principales bordées de maisons, partant toutes de la place de l’Eglise, et pour la rue de Macon se prolongeant jusqu’au PELEU.
Tous les coteaux étaient vierges de constructions et plutôt destinés à la vigne, aux arbres fruitiers et aux cultures diverses. Le village vivait dans sa tranquillité. Les gens travaillaient en majorité dans les usines de Belleville (ou la plupart se rendaient à vélo été comme hiver), dans la culture et dans les trois entreprises principales de charcuterie, de fromages et de fabrication de grillage.
L’école des garçons se trouvait rue des Minimes (actuellement siège de la croix rouge et ancienne bibliothèque) avec une classe CM1 et CM2 où les gamins filaient droit sous l’autorité de Monsieur HAESSER et une classe CP,CE1 et CE2 avec un jeune instituteur François CHAUMETON qui finit sa carrière à Montmerle comme Directeur. L’épouse de monsieur CHAUMETON, Christiane, fut secrétaire de Mairie pendant de nombreuses années.
L’école des filles se situait dans la mairie sous l’autorité de Madame HAESSER, une classe à la place du secrétariat actuel et une classe à l’étage, plus un appartement de fonction.
L’Ecole St Joseph était au même endroit, mais dirigée par des Sœurs
Les services administratifs de la mairie se résumaient à une salle de conseil et un bureau double à côté.
Les transports en train se faisaient à partir de la gare de Belleville et en car sur la ligne Mâcon-Lyon assurée par des véhicules CITROëN circulant sur la rive gauche
Le local des pompiers se trouvait à la place de la bibliothèque et à côté du préau de l’école pour loger un petit camion et une motopompe. Les plus anciens se souviennent du grand mat planté derrière la mairie, nécessaire pour faire sécher les tuyaux.
La maison de retraite se résumait à deux dortoirs hommes et femmes dont s’occupaient des personnes dévouées. C’était encore l’époque où les vieilles personnes restaient en famille jusqu’à la mort, si bien que l’établissement recueillait plutôt les personnes seules ou abandonnées ou indigentes.
En règle générale les postes et télécommunications installaient un nouvel abonné par an, l’annuaire de 1950 avait en tout et pour tout 50 noms de commerces, entreprises ou habitants privilégiés. Le numéro 1 fut attribué en 1901 au Docteur MAGNIN, médecin à Montmerle, et les médecins successeurs le conservèrent jusqu'à l’automatisme, dans les années 80.
Le Juge de Paix était à Thoissey, chef lieu de canton où se passaient les épreuves du « certif » et où les jeunes hommes se présentaient au conseil de révision dans la mairie et dans la tenue « adéquate ».
C’était une autre époque !
A partir de 1950 des travaux importants vinrent révolutionner la vie des montmerlois.

A suivre ….

jeudi 9 février 2012

Histoire de Montmerle depuis 1945.




Préambule

En 1939 la population montmerloise a atteint son plus bas niveau soit environ 1100 h.
Au début du siècle la population était de 2000 h en moyenne.
La guerre amena comme dans toute commune en France, certaines restrictions, certaines réquisitions de matériel notamment roulant, certaines interdictions de circulation avec les départements voisins. Le village était en zone libre dès l’armistice.
Lors de la suppression de la zone et suite à l’invasion, le QG de l’occupant s’installa au Castel de Valrose.
La libération fut symbolique, un habitant de Montmerle alla demander à un officier français en stationnement sur le pont de Belleville, de venir avec une jeep pour marquer l’entrée des troupes dans la commune. Ce qui fut fait et donna lieu à une grande fête populaire.
Le témoignage de cet officier retraité dans le sud de la France fut primordial pour notre histoire.
Entre-temps en Août 44 le pont fut détruit sur sa partie montmerloise.
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Ce pont inutilisable créa beaucoup de soucis à la population dans la liberté de circulation retrouvée.
Le Docteur Henri BERGER, devenu maire et conseiller général fit tout son possible pour qu’un service de bac fut mis en place.
Ce bac pouvait emmener de nombreux passagers et un véhicule , voiture ou camionnette.
L’embarquement se faisait au bas de la rue du Port en utilisant la rampe de l’abreuvoir et le débarquement dans le pré de la Basane le long de la levée .

Le Docteur BERGER , victime de son dévouement et de son attitude exemplaire de médecin et de chef de résistance, mourut en 1946.
Monsieur Jean PAUTET fut élu Maire de Montmerle en 1946.
En 1947 le Pont fut reconstruit et remis en service à la grande satisfaction de la population qui ne reniat pas les services rendus par le bac mais apprécia de ne plus attendre le passage.


Le bac et l'inauguration en 1947






















































A suivre...

vendredi 3 février 2012

MONTMERLE depuis 1945

A la suite de l'Histoire de la Communauté de communes, nous commencerons, dès vendredi prochain, par épisodes, toute l'histoire de Montmerle depuis la guerre.

Nous parlerons de l'évolution de la population, des réalisations des équipes municipales successives, des grandes constructions et transformations, en bref de tout ce qui a fait le Montmerle actuel.

Ceci ne nous empêchera pas, bien sur, de continuer nos brèves ou nos points de vue sur l'actualité de la commune.

vendredi 27 janvier 2012

Le Gouffre du Port de Plaisance.


Lors du dernier conseil, la majorité à l’unanimité, sans sourciller, a voté 53000 € de frais d’études pour la réalisation éventuelle d’un port de plaisance à MONTMERLE.
Ils s’ajoutent à des milliers d’euro déjà dépensés pour une étude paysagère et des sondages de sols.
La majorité se rend t’elle compte qu’elle entérine des décisions anormales ?
Peut on imaginer qu’aucun des conseillers majoritaires n’ait une vision contraire ? Nous en doutons.
En effet, où est signifiée dans les délibérations l’autorisation de lancer les études sur un port de plaisance ? Où est signifiée dans les délibérations l’autorisation de lancer un appel d’offres pour une étude de faisabilité ?
Cet appel d’offres a été fait et Monsieur FORESTIER a donc sollicité son conseil municipal pour le couvrir financièrement.
De ce fait il a demandé une avance sur le budget, avant le débat d’orientation, comme si il y avait grande urgence. Il a demandé également une avance sur les travaux de voirie de 330000 €.
Une question se pose :




A quoi sert le débat d’orientation budgétaire ? La réponse est évidente : à RIEN.


Plus de 70000 € vont donc être engloutis dans une utopie alors que l’on regarde à donner le minimum de moyens aux Associations et au CCAS.


Au moment ou la France et les collectivités sont dans le rouge cela s’appelle du gaspillage.



Monsieur Philippe LAURENT président de la commission des finances de l’association des Maires de France, organisme de référence, écrit : La perte du triple A de la France n’est pas le principal problème des collectivités locales en ce moment, le principal problème c’est l’accès à l’emprunt.


Les possibilités de financement devenant plus difficiles, il nous semblerait donc que cet argent aurait été mieux utilisé à des besoins urgents comme une rampe d’accès mairie aux handicapés plutôt qu’a favoriser l’arrivée d’intérêts privés, puisque Monsieur FORESTIER a affirmé que les dits intérêts seraient sollicités pour la réalisation du port.
Ces investiteurs privés ne sont pas des enfants de chœur, ils n’agissent jamais sans contrepartie.


Qui parmi nos collègues favorables peut nous démontrer, preuves à l’appui, le bénéfice pour la commune d’une telle réalisation ? Nous attendons.

Histoire de la communaute de communes

EPILOGUE


20 ans se sont passés depuis la création du SIVOU des Sapeurs Pompiers
En 2014, la communauté de communes fêtera ses 20 ans d’existence.
Que de chemin parcouru, que d’embûches contournées !

L’établissement territorial a bien évolué et surtout, a bien rempli les rôles attribués et voulus par ses fondateurs .

Il va s’agrandir avec l’arrivée de CHALEINS et de MESSIMY et atteindre ainsi une population encore plus équilibrée permettant de voir l’avenir avec confiance.

Le collège espéré depuis 20 ans va devenir une réalité et son aura dépassera les frontières naturelles avec la refonte de la carte scolaire.

Dorénavant, chaque habitant de la communauté profite peu ou prou des services dispensés.

Le système mis en place de la représentation des communes a prouvé son efficacité, en permettant une alternance sereine à la Présidence d’un homme préparé depuis longtemps aux responsabilités et surtout à une gestion efficace.

La continuité et la connaissance des dossiers a permis de continuer le développement avec le soutien d’une majorité assurée.

La devise des fondateurs était « droit devant », on peut dire qu’elle a été tenue